Google « s’oscarise »

Google s’est mis à fond dans la course aux Oscars pour nous offrir un site très complète pour la suivre.

Grace a son puissant moteur de recherche, la page interactive donne information abondante sur chacun des films nominés dans chaque catégorie, des outils pour faire nos propres paris, et même le coté « légère » avec les styles du tapis rouge.

De plus, Google s’aventure à faire ses prédictions. Cependant, ses pronostiques sont basés au nombre de recherches pour chaque film. Alors, si l’Académie choisirait selon les préférences des internautes, l’Oscar au meilleur film serait pour Argo.

L’Amour au déclin

On exprime l’amour d’innombrables façons. Le pardon, l’affection, l’attention, la compréhension, la patiente sont quelques-unes parmi elles. Toutes font partie de l’histoire du couple d’octogénaires du film Amour, nominé dans meilleur film et meilleur film étranger aux Oscars.

Le réputé réalisateur autrichien Michael Haneke nous fait spectateurs d’une sorte d’amour peut-être plus précieux que d’autres, un amour situé dans un âge où tout est se faner, et aimer ainsi devient plus difficile que jamais.

En se servant d’une soigneuse mise en scène, une photographie et des plans parfaits, et une atmosphère intimiste et des fois asphyxiante, le responsable d’œuvres comme Le Ruban Blanc et Funny Games nous montre un moment traumatique dans les vies de George et Anne, période qui mettra à l’épreuve leur relation et leur fera se rendre compte que la mort et inévitablement proche.

La monotonie du couple se brise un bon jour quand la femme souffre une attaque qui la laisse progressivement paralysée et  prostrée.  Leur seule fille absente, dû aux devoirs plutôt égoïstes de sa propre vie, George doit prendre en main tous les soins de sa femme et devient, sans le vouloir, témoin privilégié de la choquante, triste et injuste métamorphose de sa compagne: le seul responsable de l’amour de sa vie.

Le montage précis de Haneken mélange des fragments du passé rayonnant de vie, le présent sombre et des images sorties de la fantaisie des personnages.

La musique est aussi un élément important du film. Anne et George sont les deux des anciens professeurs de musique classique, et leur décor et souvenirs sont alors chargés de l’élégante et réconfortante atmosphère provenant de Schubert, Beethoven et Bach.

Avec un rythme subtil, que plusieurs peuvent appeler « lent », le film réussit à nous submerger dans l’expérience de la vieillesse terminale et nous apprendre qu’« amour » est beaucoup plus que le mot le plus beau du français.

Comme la grande partie du cinéma européen, ce film nous donne aussi ce que paradoxalement est de plus en plus rare dans le monde du cinéma hollywoodien: délicatesse, plaisir audiovisuel… de l’art.

Rien de nouveau dans la Terre du Milieu. Peu à dire sur Le Hobbit.

Quand l’industrie filmique produit une nouvelle partie d’un film, soit la suite ou l’avant, comme en Star Wars ou X-Men, le public s’attend à quelque chose de nouveau. Du bon ou mauvais, mais une innovation après tout.

Quand on parle du Seigneur des Anneaux, une saga que tôt ou tard sera reconnue dans les livres d’histoire du cinéma comme la plus grande production de tous le temps, l’attente est plus grande. C’est pour cela que le titre de ce texte a une teinte de déception.

Le Hobbit, l’avant de la méga production du talentueux Peter Jackson, ne donne rien de nouveau. Et ceci n’est pas un critique négative, c’est juste la constatation du fait que le réalisateur a reproduit ce du trois parties précédentes. Peut-être à cause de sa maestria et son perfectionnisme, mais Jackson a calqué au millième près les paysages monumentaux, les maquillages impressionnants, les plans panoramiques et l’atmosphère magique omniprésente de l’ouvre de Tolkien.

¿Quoi donc dire de plus? N’importe quelle analyse serait la même de celle des trois parties précédentes du Seigneur des Anneaux et, par conséquent, redondant… peu à dire sur Le Hobbit.